l’incertitude des marécages​
et la salamandre
dans l’anus de mercure

Primevères fantômes ​
(Édition des lisières, 2025)

mes parents sont des friches​
huile de moteur et grenadiers​
métal rouillé​
tulipes sauvages​
leurs regards percent la mémoire

Primevères fantômes ​
(Édition des lisière, 2025)

« Noé qui est une lesbienne BB enfant fruit de la mort sans terre à la chair de lionceau 
avait six cents ans quand eu lieu le déluge. Noé, c’est moi.
La petite fille qui n’a jamais vu le corps de sa mère après la chute.« 

L’arche de BB, une anti-fiction biblique (Revue Cunni Lingus & Revue Akanta – 2024)

« Il me faudra tomber dans le champ
devenir verte et bleu et or
et comme un enfant fou
regarder les pierres blanches
qui fondent
entre les tapis d’algues violettes »

J’ai le sang de saison (Édition tarabuste, 2023)

« Je demande l’heure au ciel
et je doute
un doigt dans la liqueur de lavande »

J’ai le sang de saison (Édition tarabuste, 2023)

« La fumée et le sexe
des mandarines transparentes »


« Ma gorge dans le réel
profondément
j’avale le jus des oranges »

J’ai le sang de saison (Édition tarabuste, 2023)

Poétesse, autrice, performeuse et comédienne-marionnettiste, Orée Li élabore des fables de crises réalistes. Dans la perspective des humanités environnementales et des pensées queer et eco-féministe, el crée des formes mutantes, des failles dans le réel, alliant la DOUCEUR la RAGE et le TROUBLE.

El grandi en Ardèche du nord puis par étudier la littérature et le théâtre dans les Caraïbes, à Montpellier, à Paris, à Reims, et enfin à Marseille où el obtient un master de création littéraire en écopoétique.

El s’appuie sur plusieurs disciplines telles que les sciences de la terre, la psychologie, les neurosciences et les sciences du langage. Orée Li s’intéresse particulièrement aux états de sur-réalités et de consciences modifiées, aux états psychotiques, névrotiques et fantasmatiques.

El conçoit l’écriture comme un acte chirurgical, une alliance d’incision et de soin.  Orée Li écrit et crée pour cultiver l’enchantement et pour lutter contre les formes de la violence. Comprendre la violence semble être est une enquête perpétuelle.

Écrire pour cultiver l’étrange sexualité qu’entretiennent quotidiennement l’horreur et la merveille.

©Palomas Arcos

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